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| La Menara |
Marrakech
ne serait pas aussi belle sans l'eau.
Et c'est justement l'eau
que les Almouravides, fondateurs de la ville, cherchèrent
en premier lieu.
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Des
eaux de l'oued Tensift, qui délimitent La Palmeraie
et les 350 puits reliés entre eux par l'incroyable
réseau des khttara, les canaux souterrains qui fonctionnent
encore de nos jours, est arrivée la richesse qui a
permis à cette ville aux confins du désert et
des sables brûlants, de défier la soif, de donner
le départ à différentes activités
telles que celle du cuir, des tanneries et des teintureries,
et de se doter de splendides jardins, plein de plantes de
toutes espèces, de bassins monumentaux et de fontaines
comme celles de Sidi El Hassan ou Moussain. La Menara,
à l'ouest, est un ensemble de différents jardins
qui s'étend sur une surface de 1200 mètres de
longueur sur 800 de large, protégé par un entourage
en terre battue longue de 4 km Le grand bassin central, qui
forme presque un lac, a 150 mètres sur 200, et fut
réalisé au XIIe siècle par les Almohades.
Par la suite, les Alawites, succédant aux saâdiens,
donnèrent la touche finale à cette installation,
surtout en la personne de Sidi Mouhammad ben Abd er-Rahman,
dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le jardin
possède spécialement des oliviers et, non loin
du grand bassin central où arrive toute l'eau du canal
se trouve un pavillon caractéristique d'époque
saâdienne au toit en pyramide recouvert de tuiles certes
émaillées, avec un espace de balcon
d'où l'on peut jouir d'un magnifique panorama. C'est
l'un des points les plus suggestifs, surtout au coucher du
soleil, quand mille reflets jouent dans les eaux du bassin.
Partout règne une atmosphère de paix et dimensité.
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